« La migration ne doit pas être perçue uniquement comme un problème à contenir, mais aussi comme un levier de développement, de mobilité professionnelle et d’intégration régionale », conclut le chef de la diplomatie mauritanienne. Une vision ambitieuse, mais encore éloignée de la réalité sur le terrain, où les contrôles, les expulsions et les drames en mer continuent de rythmer le quotidien des exilés.

Alors que l’Europe cherche à externaliser toujours plus sa politique migratoire, la Mauritanie se retrouve au centre d’une équation complexe, entre coopération sécuritaire et exigences humanitaires. Reste à savoir si cette double posture de rempart et de refuge peut être tenue sans compromettre les droits fondamentaux des migrants.