Pour Sylvia Ekra, Directrice régionale de l’OIM, il est crucial d’ancrer les politiques migratoires dans la réalité locale :
« La migration et la mobilité sont au cœur de l’histoire et de l’avenir de notre région ».
Des outils existent déjà : le Protocole de la CEDEAO sur la libre circulation, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ou encore le Pacte mondial pour les migrations. Ces cadres permettent de transformer la mobilité en levier de développement, de cohésion sociale et de résilience climatique.
Ce rapport montre que la migration ouest-africaine n’est pas synonyme d’exode vers l’Occident. Elle est d’abord un moteur interne, qui structure les sociétés, soutient les économies et nourrit l’intégration régionale. Reconnaître cette réalité, c’est dépasser les clichés et replacer la mobilité africaine dans son vrai contexte : celui d’une dynamique locale, vivante et stratégique pour l’avenir du continent.