Face aux critiques internationales, le ministre libyen des Affaires étrangères par intérim, Eltaher Salem M. Elbaour, a reconnu à Genève que la situation était « préoccupante », tout en affirmant que la Libye met en place des « efforts considérables » pour améliorer le respect des droits humains.
Il a mentionné la création d’un comité chargé de traiter la question des centres de détention et l’acceptation de la compétence de la Cour pénale internationale. Mais pour les organisations de défense des droits humains, ces promesses restent insuffisantes sans actions concrètes.
Alors que la Libye reste un passage incontournable pour de nombreux migrants africains en route vers l’Europe, la communauté internationale continue d’exiger une chose : que la dignité humaine, même en migration, ne soit plus une option.