Du podium au public en passant par le service d’accueil, la restauration et autres, le brassage entre le Cameroun et le Bénin est mis en avant. Qu’il s’agisse de partenaires de l’évènement, que des prestations artistiques, ainsi que des invités, c’est un mixte parfait. Béninois, Tchadiens, Centrafricains, Congolais, Gabonais, Ivoiriens… ont répondu présent à cet évènement. Son organisation est bien accueillie à Cotonou. En témoigne l’appréciation qu’en font des membres de différentes communautés. 

« Leurs activités nous emmènent en tant que Béninois à réfléchir dans ce sens-là. Car, il y a des choses qu’ils font de manière singulière. Il faut copier ce qui est bon chez les autres. Certes tout n’est pas rose, mais il y des leçons qu’on doit pouvoir tirer », soutient Tchessi Fassassi, Béninois, gérant du centre sportif. De son avis, le brassage avec les autres communautés permet de s’auto-évaluer sur les plans : artistique, culturel, sportif et autres. Aussi trouve-t-il une douce manière de passer le témoin à la jeune génération, puisqu’il faut tisser la nouvelle corde au bout de l’ancienne.

« Cette initiative est très bonne, et m’a permis de découvrir d’autres communautés qui sont là : les Tchadiens, les Gabonais, les Congolais… Cela nous permet de renforcer les liens et de prendre des contacts au cas où on se retrouve un jour dans ce pays, cela peut être utile », soutient Telesphore Biansere-Ongtiga, un jeune Centrafricain.

Pour Moïse Fooba, un jeune Tchadien, « Si seulement chaque communauté arrivait à organiser ce genre d’évènement,  non seulement au Bénin, mais dans chaque pays pour marquer sa présence, ce serait bénéfique à l’Afrique. Cela permettra aux uns et autres depuis leur pays d’apprendre la culture des autres pays ». 

Ali Djeroua Tarsa, jeune Tchadiens apprécie : « Montrer sa culture à l’étranger est une richesse. C’est une façon de valoriser son pays à l’étranger. On dit : la culture c’est la richesse ». 

De l’avis du président de la communauté congolaise (Brazaville) au Bénin, André Erasme Mayatela Kimbembe, la communauté camerounaise a voulu à travers cette activité, faire la visibilité de la jeunesse camerounaise au Bénin. Il estime que c’est ce brassage de culture, qui fera qu’on n’aura plus peur de l’autre ; parce que de par le monde, on a des préjugés. Mais en restant ensemble, on découvre les qualités et les imperfections des uns et des autres. « Pour ma part, tant que nous n’acceptons pas ce que nous appelons mauvaises qualités et qu’on désigne par défaut, le monde ne peut pas se faire. Il faut que nous acceptions les autres en fonction de leurs faiblesses. Et c’est ce qui fera que le monde va changer », défend-il. 

Pour lui, cet évènement permet également de savoir qu’il y a un peuple frère qui est venu d’ailleurs et qui est avec celui du Bénin qu’il faut accepter.Cette activité de la jeunesse camerounaise, n’a pas manqué de fouetter l’égo de certaines communautés qui attendent d’organiser des évènements du genre, et qui n’ont pas tarit de faire des annonces. En dehors de cette soirée, il y a eu également la découverte de l’art culinaire camerounais, un concours de Miss et Mister jeune,  du fitness, un match de gala, un don de sang au CNHU, le plus grand hôpital du pays et une campagne de salubrité.