A Ziguinchor, le conflit casamançais a engendré un nombre très important de personnes déplacées avec les conséquences dans les zones impactées. Cette situation fait que, la question de l’état-civil est devenue une grande préoccupation des populations. Ainsi, des organisations comme la Dynamique de la Paix, avec l’appui de quelques partenaires, font un travail de recensement. 

« A date, 7 582 personnes ont été identifiées lors d’un recensement, comme ayant des besoins d’état-civil. Les déplacés ont des besoins multiples (logement, emploi, état civil, éducation, etc..) et imbriqués qui sont pris en charge par des dispositifs comme l’Agence Nationale pour la Relance des Activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC) à la limite de leurs moyens. C’est pourquoi, il est nécessaire lors d’une programmation de l’opération de retour de mettre en place une stratégie bien préparée avec un accompagnement en amont et en aval », note le rapport du Caldhis. 

Selon les acteurs, l’acquisition des terres non encadrée par des multinationales ou des étrangers et qui s’activent par exemple dans l’anacarde est aujourd’hui une question qui est d’actualité au niveau des acteurs de la localité. L’accaparement des terres avec de grandes superficies achetées aux villageois risque de créer dans les années à venir d’autres types de conflits.

Par exemple, les Indiens sont très présents dans la chaîne de valeur anacarde avec des emplois créés. La filière anacarde est devenue l’une des premières cultures d’exportation au Sénégal comme une des premières sources de revenus des populations de la région de Ziguinchor. Selon le chef du Service régional du commerce de Ziguinchor, « 39 477 tonnes de noix de cajou ont été exportées à partir du port de Ziguinchor durant la campagne commerciale de l’anacarde 2020-2021, une baisse des productions exportées par rapport à la campagne 2019- 2020, la quantité exportée était évaluée à 55.311 tonnes, soit une valeur financière d’environ 27 milliards 182 millions de Francs CFA ».