MALI ACTU, citant une source gouvernementale malienne, indique qu’au moins 528 ressortissants maliens ont été reconduits à Gogui, localité frontalière. Human Rights Watch, en août 2025, décrit des années d’expulsions massives sans due procédure vers les frontières malienne et sénégalaise. Le Comité des droits des migrants de l’ONU, en décembre 2025, signale des confiscations de biens lors de ces opérations.
Makaila N’guebla regrette l’absence de justifications pour ces expulsions manu militari contre des migrants fuyant misère, guerres, conflits armés ou catastrophes climatiques. Ces pratiques révèlent un malaise profond lié à l’intégration africaine, à la libre circulation des personnes et des biens, et remettent en cause la charte de l’Union africaine sur la migration.