Le festival africain agit comme un baromètre de la cohésion régionale. Conrad Wegounou note une dynamique positive : l’élargissement du cercle des participants. De nouveaux pays rejoignent l’aventure chaque année, densifiant le réseau d’échanges. Les comités d’organisation travaillent désormais à exporter le concept.
L’objectif affiché est ambitieux : faire tourner le festival dans différents pays pour que l’événement ne soit plus uniquement associé au Niger, mais devienne une propriété commune du continent. « La vision est d’unir le peuple », souligne l’entrepreneur béninois. Cette itinérance future permettrait de renforcer le sentiment d’appartenance à une même communauté de destin, brisant les barrières géographiques héritées de l’histoire.
Les témoignages recueillis sur place confirment que l’intégration africaine se construit autant dans les chancelleries que sur les stands des marchés. En valorisant les produits du terroir, comme les maracas centrafricains, ou en facilitant l’implantation de commerces transnationaux comme Gina Fashion, le Festival des Africains remplit sa mission : créer un espace où le Béninois, le Centrafricain et le Nigérien se reconnaissent comme frères.
L’événement se poursuit, drainant un public curieux, venu célébrer cette diversité. Les organisateurs espèrent que cette septième édition marquera un tournant décisif vers une institutionnalisation de ces rencontres, indispensables à la vitalité culturelle et économique de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.