En 2025, le Sénégal n’est pas seulement un pays de départ. Avec plus de 13 000 personnes déplacées, dont 11 897 réfugiés, le pays doit gérer sa propre hospitalité dans un contexte économique fragile. Cette situation crée des perceptions nuancées chez les citoyens.

D’un côté, l’impact économique des étrangers divise : 48% des répondants le jugent négatif. De l’autre, la cohabitation sociale reste une force culturelle :

« La majorité des citoyens (75%) aimeraient ou sont indifférents à l’idée d’avoir pour voisins des immigrés ou travailleurs étrangers. »

Cela démontre que si les Sénégalais s’inquiètent de la pression sur le marché du travail, ils conservent une ouverture humaine remarquable au quotidien, fidèle à l’esprit de la Teranga.

Une intégration régionale à construire

Le rapport met également en lumière un paradoxe sur l’unité africaine. Si une courte majorité (53%) soutient la libre circulation dans la sous-région, les obstacles concrets se multiplient sur le terrain.

« Trois quarts des répondants (76%) affirment qu’il est difficile de traverser les frontières internationales en Afrique de l’Ouest, une hausse de 10 points par rapport à 2017. »

Plus frappant encore, la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf),pilier du développement futur du continent, reste largement méconnue : seul un citoyen sur sept en a entendu parler.