Dans cette quête d’un mieux-être, même si les violences physiques sont les plus fréquentes, celles psychologiques, mais aussi économiques, peuvent avoir rapidement la côte. C’est ce dernier scénario qu’à vécu Ndeye Rokhaya Ndoye lors de son séjour à Bamako, au Mali. “J’avais réussi à trouver un restaurant à Bamako. Les affaires marchaient plutôt bien, mais le bailleur procédait à des augmentations du prix de la location sur un simple coup de tête. Sans parler des harcèlements de tout genre, qui frôlait, par moment, la xénophobie. Toutefois, je prenais sur moi tous ces désagréments, car je voulais surtout travailler afin de subvenir à mes besoins et ceux de mes proches”. 

La suite de cette histoire que cette originaire de Bargny (département de Rufisque), a bien voulu raconter est encore plus poignante. Sa capacité de résilience ne pouvait pas tenir face à cet énième coup bas. “Un beau jour, le propriétaire de la maison est venu et nous a mis dehors. Une semaine durant, ma nièce et moi avons dormi à la belle étoile”. De retour au bercail, maintenant, Mme Ndoye fustige le manque de soutien de l’autorité diplomatique à l’époque, sans oublier celui des ressortissants sénégalais qui vivaient, comme elle, à Bamako.