Après ce succès sur le mannequinat, un autre survient. En 2021, Princia réussit le concours de journalisme du Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information, (CESTI). Elle se spécialise en radio. Princia, une jeune journaliste radio, vive et curieuse, révèle une présence rafraîchissante derrière le micro. Sa voix, chaude et assurée, porte une diction claire et précise qui capte l’attention dès les premières secondes. Sa voix, grave juste ce qu’il faut et légèrement veloutée, déroule l’information avec une cadence maîtrisée qui tient l’auditeur en haleine.

Dans le monde du journalisme, elle dégage une énergie calme et une curiosité insatiable, prête à explorer les faits avec rigueur et humanité. Des expériences, elle en a vécu tellement. Princia raconte : « l’une des bonnes expériences est quand je suis à l’intérieur du pays. C’était une belle découverte et une très belle expérience pour moi. Et la mauvaise, c’était en deuxième année de licence au CESTI. C’était un jeudi matin et j’étais sur le chemin de l’école, presque en retard, j’ai pris un car rapide, au moment de descendre le chauffeur a foncé alors que j’étais déjà à la porte prête à descendre. Et je suis tombée, mon pantalon s’est déchiré. C’était une journée terrible ». 

Des valeurs aussi, elle en a acquis : « ma venue au Sénégal m’a tout d’abord rapprochée de Dieu dans la prière. Elle m’a appris la patience, l’adaptation, la persévérance, l’indépendance (dans toute ses formes) et aussi l’importance d’être ouverte aux autres ». Dans son pays d’accueil, la Camerounaise trouve une seconde famille. Elle a beaucoup de connaissances mais très peu d’amis par contre. Mais parmi ces amis, « il y en a qui sont vraiment devenus comme une famille pour moi », nous dit-elle. Elle perçoit la migration comme une expérience qui a été à la fois un défi et une richesse. « Elle m’a permis de m’adapter à un nouvel environnement, très différent du mien, de devenir plus autonome, indépendante et surtout d’apprendre à voir les choses sous un autre angle. Et surtout changer sa vision du monde et son projet de vie ».

Pour elle, être étudiant étranger au Sénégal est synonyme d’opportunité, de découverte d’une culture accueillante et de créer un réseau riche et diversifié. Aujourd’hui, sa plus grande découverte que son voyage au Sénégal a influencée est le mariage : « Je n’aurais jamais pensé me marier avec un Sénégalais. À un moment donné, j’avais même juré : jamais de la vie. Je préférais rester du côté de l’Afrique centrale. Puis, un jour, un dimanche, à l’église, je suis tombée amoureuse d’un Sénégalais, mon futur époux. Aujourd’hui, j’ai un tout autre regard sur le mariage et sur les Sénégalais. Je suis même prête à demander la nationalité sénégalaise. Je suis résolue, déterminée, prête à suivre ce chemin qui m’a transformée ». Selon Grace Gabrielle Princia Dooko, sa venue au Sénégal l’a beaucoup rapproché de Dieu et a changé sa vision du mariage.