La prise en compte de cette nouvelle donne sociologique est impérative. On ne peut plus appliquer les mêmes politiques migratoires à un groupe de travailleurs saisonniers et à des mères de famille avec nourrissons. L’approche doit devenir “sensible au genre”, avec des personnels féminins renforcés aux points de suivi et des corridors de protection spécifiques. La féminisation de la migration au Niger est le symptôme d’une crise de subsistance profonde qui oblige la communauté internationale à regarder au-delà des statistiques. Le désert ne doit plus être un espace d’impunité pour ceux qui exploitent la vulnérabilité des femmes. L’année 2025 marque le moment où le Sahara a perdu son caractère exclusivement masculin, imposant une révision radicale des mécanismes de secours.