Khadim Mbaye Sam, connu sous le nom de Khadim Mbaye Sam Pastef, incarne un parcours à la fois migratoire et spirituel, profondément marqué par la foi et la quête de sens. Né à Kaolack, il grandit entre différentes villes du Sénégal, notamment Koki, où il passe une grande partie de son enfance après ses débuts à l’école coranique dès l’âge de six ans.
Son chemin le mène ensuite en Espagne, où il vit pendant dix ans, avant de s’installer à Bordeaux. C’est dans cette ville que se produit un tournant décisif dans sa vie : sa rencontre spirituelle avec Serigne Touba. À travers des échanges simples entre compatriotes, puis la découverte d’enseignements en ligne, naît en lui un attachement profond à la pensée et à l’œuvre du fondateur du Mouridisme.
Son engagement se concrétise à Bordeaux, où il intègre le dahra Touba Bordeaux, Mubawwabu Sidqin, guidé par Serigne Boubacar Fofana. C’est également là qu’il entre dans la voie Baay Faal, après avoir été profondément marqué par l’exemple de Mame Cheikh Ibrahima Fall, symbole de dévotion, de travail et de loyauté envers Serigne Touba.
Pour Khadim Mbaye Sam, être Baay Faal ne se limite pas à une appartenance : c’est un mode de vie fondé sur la foi en Allah, le travail digne et le partage. À Bordeaux, malgré les contraintes liées à la vie en diaspora, il s’efforce de faire vivre ces valeurs avec la communauté, tout en aspirant à disposer d’un lieu de rassemblement pour renforcer les activités religieuses et culturelles.
Animé par la gratitude et les rencontres marquantes qu’il a faites, il encourage les membres de sa communauté à s’impliquer davantage et à suivre l’exemple de Serigne Touba, dont l’héritage repose sur le travail, la foi et la transmission.