Pour réduire les liens potentiels entre mobilité interne et violences urbaines, plusieurs pistes s’imposent :
Renforcer les politiques urbaines inclusives, avec des investissements dans le logement, l’emploi, l’éducation et la santé pour les migrants internes.
Aussi améliorer la sécurité publique communautaire, fondée sur des relations de confiance entre forces de l’ordre et populations locales.
Programmes d’intégration sociale, qui favorisent les réseaux communautaires et réduisent les exclusions socioculturelles.
Il faut une collecte de données locales pertinentes pour mieux comprendre les dynamiques de mobilité et de violence dans les villes togolaises et africaines.
La question de savoir si la mobilité interne est un déterminant de violence urbaine ne peut pas être résolue par une réponse simple et univoque. Les migrations internes et l’urbanisation rapide peuvent, dans certaines conditions de pauvreté, d’exclusion ou de faibles services publics, agir comme des facteurs aggravants dans des contextes déjà fragiles. Toutefois, elles ne sont pas une cause directe et mécanique de violence ; ce sont plutôt les structures sociales, économiques et politiques qui conditionnent l’impact de ces mouvements sur la sécurité urbaine.