
Un événement marquant début janvier 2026 fut l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les autorités américaines. Poursuivi pour complicité dans le trafic de drogue, son procès s’est ouvert devant les tribunaux américains. Bien que cette saisie ait attiré une couverture médiatique mondiale intense, un aspect mérite une étude approfondie : le nombre de Vénézuéliens ayant émigré hors de leur pays sous son mandat, de 2013 à son incarcération.
Échelle de la crise migratoire
L’exode vénézuélien pendant la présidence de Nicolás Maduro (2013-2026) a pris une ampleur colossale, avec plus de 7,7 millions de personnes ayant quitté le territoire depuis 2014, poussées par la débâcle économique, l’hyperinflation, les pénuries alimentaires et les troubles politiques. Cette catastrophe, la pire en Amérique latine, s’est aggravée dès 2015 suite à la chute des cours pétroliers et aux sanctions internationales, selon reliefweb. Cette plateforme, via une fiche du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) datant de mai 2024 sur le Venezuela, rapporte que sur le premier semestre 2023, 71 100 Vénézuéliens ont reçu le statut de réfugié globalement, dont 57% en Amérique. Par ailleurs, 163 700 ont soumis une demande d’asile inédit mondialement, 76% en Amérique.
Historique et causes profondes
Gis reports onlines retrace l’évolution depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolás Maduro en 2013, succédant à Hugo Chávez : l’explosion migratoire démarre en 2015 avec une hyperinflation dépassant 1 million % en 2018. Les départs s’accélèrent de 2017 à 2019, stabilisés autour de 7-8 millions malgré les soubresauts des élections disputées en 2018 et 2024. En 2026, les chiffres grimpent à près de 8 millions de réfugiés et migrants. Cette plateforme note l’essor des interceptions de migrants vénézuéliens irréguliers à la frontière USA-Mexique : de 49 000 en 2021 à 188 000 en 2022, 266 000 en 2023, et 261 000 en 2024 malgré une légère régression.
Pays d’accueil principal
Wikipédia compile les statistiques des migrants vénézuéliens par destination : Colombie (2,9 millions), Pérou (1,5 million), Équateur (500 000), États-Unis (545 000 en 2026), entre autres.Le site d’information Council on Foreign Relations (Cfr) cartographie les facteurs déclencheurs de ces flux massifs, notamment la crise économique née d’une gestion pétrolière défaillante, de la corruption et des sanctions américaines, générant des famines et de l’insécurité. Les atteintes aux droits humains, la répression post-électorale et les bandes comme le Tren de Aragua ont précipité les exodes.
Quick Links