La ministre espagnole des Migrations, Elma Saiz, a ainsi annoncé lors d’une conférence de presse une mesure de régularisation exceptionnelle. Les personnes en situation irrégulière présentes en Espagne depuis au moins cinq mois à la fin de l’année 2025, et ne disposant pas de casier judiciaire, pourront solliciter un permis de séjour via une procédure accélérée. Les demandes d’asile déposées avant la fin de 2025 sont également concernées.

La phase de dépôt des dossiers s’ouvrira en avril et se poursuivra jusqu’au 30 juin. L’exécutif espagnol s’engage à traiter les demandes dans un délai maximal de trois mois. Les titres de séjour délivrés seront valables un an cinq ans pour les enfants et permettront de travailler dès le premier jour, dans tous les secteurs et sur l’ensemble du territoire.

Pour Elma Saiz, cette initiative s’inscrit dans un « modèle migratoire fondé sur les droits humains et l’intégration », compatible, selon elle, avec la croissance économique et la cohésion sociale. L’Espagne affiche en effet des indicateurs économiques solides : une croissance de 2,9 % en 2025 et un taux de chômage descendu sous la barre des 10 % au quatrième trimestre.

Sous le gouvernement de Pedro Sánchez, Madrid assume une politique d’ouverture encadrée. Le pays compte désormais près de sept millions d’étrangers, soit 14,3 % de sa population totale, estimée à un peu plus de 49 millions d’habitants.

Un contexte qui conforte, aux yeux des autorités sénégalaises, la pertinence d’un partenariat migratoire structuré et concerté entre Dakar et Madrid.